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Plusieurs banques belges financent les acheteurs non-résidents vivant en France, avec un apport plus élevé et des garanties supplémentaires. Comparer les offres est essentiel. Un compte bancaire belge n’est pas strictement obligatoire, mais souvent demandé pour les virements et domiciliations.

Financer un bien belge quand on réside en France relève du crédit non-résident. La bonne nouvelle : c’est courant et faisable, plusieurs banques belges acceptant ce profil. La contrepartie : les conditions sont plus strictes qu’un dossier de résident. Attendez-vous à un apport plus élevé, des garanties supplémentaires et une analyse renforcée de vos revenus français, de votre taux d’endettement et de la stabilité de votre situation.

Le premier réflexe est de comparer, car les politiques varient fortement d’une banque à l’autre. Certaines suivent volontiers les frontaliers et les expatriés, d’autres sont plus réticentes. Le point contre-intuitif : ce n’est pas parce qu’on vit en France que le prêt doit être français. Un financement belge présente l’avantage d’être libellé en euros, adossé au bien belge, et parfois mieux calibré pour un achat en Wallonie que le crédit d’une banque française sur un bien situé à l’étranger.

Il faut ensuite raisonner sur le budget total, pas sur le seul prix. À l’achat en Wallonie s’ajoutent les droits d’enregistrement (12,5 %, ou 3 % pour l’habitation propre et unique domiciliée depuis le 1er janvier 2025), les honoraires du notaire au barème légal dégressif et les débours. Ces frais ne sont en général pas couverts par le prêt et doivent être financés par l’apport. Un compte bancaire belge n’est pas strictement obligatoire pour acheter, mais il est très souvent demandé en pratique pour organiser virements et domiciliations.

Enfin, l’usage du bien conditionne le taux : se domicilier ouvre le 3 %, investir sans se domicilier maintient le 12,5 %. Le plan de financement doit intégrer ce paramètre dès le départ. Easyhome cadre le budget global et oriente vers des interlocuteurs bancaires adaptés au profil non-résident, sans se substituer au conseiller en crédit.

En un coup d’œil

  • Type de crédit : prêt non-résident auprès de banques belges, faisable mais plus exigeant.
  • Conditions : apport plus élevé, garanties supplémentaires, analyse renforcée des revenus français.
  • Réflexe clé : comparer plusieurs offres, les politiques variant fortement.
  • Frais non financés : droits d’enregistrement (3 % ou 12,5 %), notaire au barème légal, débours, à couvrir par l’apport.
  • Compte belge : non obligatoire pour acheter, mais souvent demandé en pratique.
  • Taux d’achat : dépend de l’usage (domiciliation pour le 3 %, sinon 12,5 %).