Un même bien peut être estimé différemment par deux agences en raison de la part d’appréciation, des comparables retenus et, parfois, de pratiques commerciales. Certaines surestiment pour séduire le vendeur et obtenir le mandat. Une estimation argumentée est plus fiable qu’un chiffre flatteur.
Que deux agences estiment différemment un même bien surprend souvent les propriétaires, mais s’explique. L’estimation comporte une part d’appréciation professionnelle : le choix des biens comparables, la pondération des caractéristiques et la lecture du marché local varient d’un estimateur à l’autre. Des écarts modérés sont donc normaux et légitimes.
Il existe toutefois une explication moins avouable à certains écarts importants : la surestimation commerciale. Pour décrocher un mandat, une agence peut être tentée d’annoncer une valeur flatteuse, supérieure au marché, afin de séduire le vendeur. Le bien est alors mis en vente trop cher, ne trouve pas preneur, et finit par se brader après plusieurs baisses successives.
Cette pratique se retourne contre le vendeur. Un bien affiché au-dessus de sa valeur stagne, perd de son attractivité et inspire la méfiance, si bien qu’il se vend souvent moins cher qu’avec un prix juste dès le départ. La surestimation initiale, séduisante sur le papier, coûte du temps et de l’argent.
Le bon critère de choix n’est donc pas le chiffre le plus élevé, mais l’estimation la mieux argumentée. Un professionnel qui appuie sa valeur sur des ventes réellement actées, et qui l’explique, est plus fiable que celui qui avance un montant flatteur sans justification. Easyhome privilégie cette rigueur, quitte à annoncer une valeur réaliste.
En un coup d’œil
- Part d’appréciation et comparables différents
- Surestimation commerciale pour séduire et obtenir le mandat
- Effet pervers : bien qui stagne puis se brade
- Bon critère : estimation argumentée, pas la plus haute