La taxe sur les secondes résidences est une taxe communale annuelle frappant le propriétaire d’un logement où personne n’est domicilié, typiquement une résidence secondaire ou un pied-à-terre. Son montant et son existence varient d’une commune à l’autre en Wallonie. Elle est distincte du précompte immobilier et s’y ajoute.
La taxe sur les secondes résidences (parfois appelée taxe sur les seconds résidents) est un impôt communal, décidé et fixé par chaque commune. Son principe : viser les logements pour lesquels aucun occupant n’est inscrit au registre de la population de la commune, c’est-à-dire les biens qui ne servent pas de résidence principale à qui que ce soit. Le propriétaire d’une résidence secondaire, d’un appartement à la côte ou d’un pied-à-terre urbain peut donc y être assujetti.
Le point à comprendre est que cette taxe n’est ni régionale ni fédérale : elle relève de l’autonomie fiscale communale. Résultat contre-intuitif, deux biens comparables situés dans deux communes wallonnes voisines peuvent supporter des taxes très différentes, voire aucune taxe dans l’une et une taxe substantielle dans l’autre. Il n’existe donc pas de barème unique : pour connaître le montant exact, il faut consulter le règlement-taxe de la commune concernée.
Cette taxe se distingue nettement du précompte immobilier, qui est un impôt régional annuel calculé sur le revenu cadastral indexé et dû par tout propriétaire, résidence principale ou non. Un propriétaire de seconde résidence peut donc cumuler les deux : le précompte immobilier régional d’une part, la taxe communale sur les secondes résidences d’autre part. Certaines communes appliquent en outre des taxes voisines (sur les logements inoccupés ou les immeubles inhabités), qui répondent à d’autres logiques et ne doivent pas être confondues avec la taxe sur les secondes résidences.
Pour un investisseur ou un acheteur de résidence secondaire, ce paramètre mérite d’être intégré au calcul de rentabilité et au budget annuel, au même titre que le précompte, l’assurance et l’entretien. Avant d’acheter un bien destiné à ne pas être habité à titre principal, il est utile de vérifier auprès de la commune l’existence et le montant d’une éventuelle taxe. Rappel régional : ce type de taxe communale existe aussi à Bruxelles et en Flandre, avec des règlements propres à chaque commune.
En un coup d’œil
- Nature : taxe communale annuelle, fixée par chaque commune en Wallonie.
- Cible : logement où personne n’est domicilié (résidence secondaire, pied-à-terre).
- Variabilité : existence et montant diffèrent d’une commune à l’autre, sans barème unique.
- À vérifier : le règlement-taxe de la commune concernée avant l’achat.
- Distincte du précompte immobilier : impôt régional dû en plus, sur le revenu cadastral indexé.
- À ne pas confondre : avec la taxe sur les logements inoccupés ou immeubles inhabités.
- Rappel régional : des taxes communales comparables existent à Bruxelles et en Flandre.