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En bref : À Rochefort, rien n’oblige le conjoint survivant à vendre vite. Seule la déclaration de succession a une échéance : 4 mois après un décès survenu en Belgique. En Wallonie, le conjoint est exonéré de droits sur sa part du logement familial, sous conditions. Le notaire confirme ensuite qui signe la vente (source : Notaire.be, consulté en octobre 2026).

Ce qu’il faut retenir

  • Pour l’exonération du logement familial, le défunt et son conjoint doivent y avoir eu leur résidence principale depuis au moins 5 ans (Notaire.be, 2026).
  • En 2025, la maison médiane de la province de Namur valait 260 000 euros, en hausse de 14,3 % (Fednot, 2026).
  • À Rochefort, 16 % des maisons vendues en 2025 ont été achetées par des 18-25 ans (Fednot, 2026).
  • Un projet wallon exonérerait dès 2028 les premiers 75 000 euros de la part nette de chaque bénéficiaire ; les textes restent à préciser (Notaire.be, 2026).

Faut-il vendre la maison tout de suite après le décès ?

Non. Aucune règle n’impose de vendre la maison après un décès. Seules des échéances fiscales courent, et elles dépendent du lieu du décès (source : Notaire.be, page consultée en octobre 2026).

Échéance Délai Source et date
Déclaration de succession, décès en Belgique 4 mois après le décès Notaire.be, consulté le 26 octobre 2026
Déclaration, décès ailleurs en Europe 5 mois après le décès Notaire.be, consulté le 26 octobre 2026
Déclaration, décès hors d’Europe 6 mois après le décès Notaire.be, consulté le 26 octobre 2026
Paiement des droits de succession 2 mois après la fin du délai de dépôt Notaire.be, consulté le 26 octobre 2026

Un retard de paiement entraîne des intérêts au taux légal. Le bureau de l’administration peut accorder un délai, sans toujours suspendre ces intérêts.

La déclaration se prépare avec le notaire. Il établit aussi l’acte d’hérédité, qui identifie les héritiers : depuis juillet 2022, la loi l’exige pour vendre un immeuble du défunt (source : Notaire.be, 8 novembre 2023). La vente peut donc attendre la fin de ces démarches. Une estimation peut se faire plus tôt : elle aide à déclarer la valeur de la maison au jour du décès.

Qui peut vendre la maison après le décès du conjoint ?

Tout dépend de la famille et du régime matrimonial. Sans testament, le conjoint survivant reçoit l’usufruit de toute la succession quand le défunt laisse des enfants, qui héritent de la nue-propriété (source : Notaire.be, page consultée en octobre 2026).

Situation, sans testament Droits du conjoint survivant Qui signe la vente Source et date
Avec enfants Usufruit de toute la succession Le conjoint et les enfants, nus-propriétaires Notaire.be, consulté le 26 octobre 2026
Sans enfant, avec d’autres parents Pleine propriété du patrimoine commun, usufruit des biens propres Le conjoint seul pour le patrimoine commun Notaire.be, consulté le 26 octobre 2026
Aucun autre héritier légal Pleine propriété de toute la succession Le conjoint seul Notaire.be, consulté le 26 octobre 2026

L’usufruit est le droit d’occuper un bien ou d’en percevoir les revenus. La nue-propriété est la propriété de ce bien sans ce droit. Vendre la pleine propriété suppose la signature de l’usufruitier et de tous les nus-propriétaires.

Un testament ou un contrat de mariage peut modifier ces règles. Mieux vaut que le notaire les ait relus avant la signature d’un mandat de vente.

Le conjoint survivant peut-il rester dans la maison ?

Oui. Le conjoint survivant a un droit d’habitation sur le domicile conjugal, même si le bien appartenait au défunt. Ce droit vaut tant qu’un testament ou une convention matrimoniale n’en dispose pas autrement (source : Notaire.be, page consultée en octobre 2026).

Il est aussi héritier réservataire : une part minimale lui revient, en principe même face à un testament. Cette réserve équivaut à la moitié de la succession en usufruit. Elle comprend en tout cas le logement familial et ses meubles, même si leur valeur dépasse cette moitié.

Les enfants ne peuvent pas imposer la conversion de l’usufruit sur le logement familial et ses meubles. Cette conversion remplace l’usufruit par une somme ou une rente, et le conjoint peut s’y opposer. À défaut d’accord sur une autre conversion, le tribunal de la famille tranche.

Un usufruit en place n’empêche pas une vente. La maison peut être vendue, mais l’usufruit reste attaché au bien tant que tous ne vendent pas ensemble. Usufruitier et nus-propriétaires peuvent aussi convenir d’une répartition du prix (source : Notaire.be, infofiche succession, consultée en 2026).

Quels droits de succession le conjoint paie-t-il en Wallonie ?

Sur sa part du logement familial, rien, si les conditions sont remplies. En Wallonie, le conjoint ou cohabitant légal survivant bénéficie d’une exonération totale sur la part nette héritée dans ce logement (source : Notaire.be, barème wallon consulté en octobre 2026).

Trois conditions encadrent cette exonération :

  • l’immeuble est destiné, en tout ou en partie, à l’habitation ;
  • le défunt et son conjoint y avaient leur résidence principale depuis au moins 5 ans, sauf force majeure ou raison impérieuse ;
  • le cohabitant légal a fait sa déclaration de cohabitation et était domicilié à la même adresse au décès.

Les autres biens restent taxés. En ligne directe et entre époux, le barème wallon va de 3 % à 30 % de la part nette. Les premiers 12 500 euros recueillis ne sont pas taxés (source : Notaire.be, consulté en octobre 2026). La part nette est ce que reçoit l’héritier, dettes déduites.

La réforme annoncée pour 2028

Un allègement est en projet. Le gouvernement wallon a annoncé qu’à partir du 1er janvier 2028, les premiers 75 000 euros de la part nette de chaque bénéficiaire seraient exonérés (source : Notaire.be, 14 octobre 2026). Il ne s’agit encore que d’une annonce : les textes définitifs doivent préciser ces règles. L’annonce vise la part nette de chaque bénéficiaire ; elle ne dit rien de l’exonération propre au logement familial du conjoint. Une succession ouverte en 2026 reste soumise au barème actuel.

Comment vendre sans porter seul toutes les démarches ?

Le conjoint peut déléguer la plus grande partie de la vente. Selon le mandat confié, une agence peut proposer :

  • un interlocuteur unique, qui fait le lien entre le notaire, la famille et les acheteurs ;
  • des visites menées sans la présence du vendeur, avec un compte rendu après chaque visite ;
  • l’orientation vers des prestataires pour le tri et le vide-maison ;
  • la préparation du dossier : PEB, contrôle électrique, renseignements urbanistiques.

Rien n’oblige à passer par une agence : le vendeur peut vendre seul, avec son notaire. L’agrément d’un agent se vérifie sur ipi.be.

Connaître les acheteurs aide aussi à préparer la maison. À Rochefort, 16 % des maisons vendues en 2025 ont été achetées par des 18-25 ans, une part que les notaires relèvent aussi à Bièvre (source : Fednot, 5 février 2026).

Rester à Rochefort après la vente

Le choix d’un logement plus petit dépend des services de proximité. Sur son site, la commune présente une maison de repos et de soins, la Résidence Préhyr. Elle y signale aussi une Centrale de Services à Domicile et un Conseil consultatif communal des Aînés (source : Commune de Rochefort, site consulté en octobre 2026).

Que dit le marché immobilier autour de Rochefort ?

Les notaires publient une médiane pour Rochefort : en 2025, la maison médiane s’y est vendue 215 000 euros, en hausse de 3,2 % sur un an. Dans la province de Namur, la maison médiane valait 260 000 euros (+14,3 %) et l’appartement médian 205 000 euros (+13,9 %). Les ventes y ont progressé de 16,2 % (source : Fednot, 5 février 2026).

Le marché s’est calmé en 2026. Dans les 25 communes ardennaises suivies par les notaires, dont Ciney et Durbuy, la maison médiane atteint 220 000 euros au premier semestre, en hausse de 1,4 %. Les ventes y reculent de 1,5 %, et l’acheteur a 43 ans en moyenne, contre 39 ans en Wallonie (source : Fednot, 16 septembre 2026). Les notaires ne publient pas la liste de ces 25 communes.

Les prix demandés vont dans le même sens. Immoweb relève 1 808 euros par m² pour la province de Namur, en hausse de 0,9 % sur trois mois (source : Immoweb et Belfius, 1er juillet 2026). Il s’agit de prix affichés, pas de prix de vente.

Ces médianes couvrent tous les biens vendus. Une estimation fondée sur des ventes comparables du même village reste nécessaire, d’autant que la valeur retenue sert aussi à la déclaration de succession.

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Le siège d’Easyhome se trouve rue de Borchamps 24, 6900 Marche-en-Famenne (084 77 00 43).

Questions fréquentes

Combien de temps la famille a-t-elle pour déposer la déclaration de succession ?

Pour un décès survenu en Belgique, la déclaration se dépose dans les 4 mois. Le délai passe à 5 mois pour un décès ailleurs en Europe et à 6 mois hors d’Europe. Les droits se paient ensuite dans les 2 mois qui suivent la fin de ce délai, sous peine d’intérêts au taux légal.

Le conjoint survivant paie-t-il des droits sur la maison en Wallonie ?

Pas sur sa part nette du logement familial, après au moins 5 ans de résidence commune, sauf force majeure. L’exonération vaut aussi pour le cohabitant légal domicilié à la même adresse. Les autres biens suivent le barème de 3 % à 30 %, les premiers 12 500 euros recueillis restant exonérés.

Qui signe la vente quand le défunt laisse des enfants ?

Sans testament, le conjoint détient l’usufruit et les enfants la nue-propriété. Pour vendre la pleine propriété, l’usufruitier et tous les nus-propriétaires signent ensemble. Les enfants ne peuvent pas imposer la conversion de l’usufruit sur le logement familial. Le prix se partage ensuite entre usufruit et nue-propriété, selon la valeur de chaque droit ou un accord entre eux.

Peut-on faire estimer la maison avant la fin de la succession ?

Oui. Une estimation peut se faire dès les premières semaines, sans engager la famille à vendre. Elle aide à fixer la valeur de la maison au jour du décès, celle qui figure dans la déclaration de succession. La signature de la vente attend, elle, que le notaire ait établi qui sont les héritiers.

Que change la réforme wallonne annoncée pour 2028 ?

Rien pour une succession ouverte aujourd’hui : elle suit le barème actuel. Pour les décès à partir du 1er janvier 2028, le gouvernement wallon projette d’exonérer les premiers 75 000 euros de la part nette de chaque bénéficiaire. Il s’agit d’une annonce, pas encore d’un texte en vigueur, et elle ne dit rien de l’exonération propre au logement familial du conjoint survivant.

Ressources liées

Sources : Notaire.be : De combien de temps disposons-nous pour payer les droits de succession ? · Notaire.be : Héritage : quand avez-vous besoin d’un acte d’hérédité notarié ? (8 novembre 2023) · Notaire.be : Succession entre époux : les droits du conjoint survivant (page non datée (infofiches liées version 2026)) · Notaire.be : Succession entre cohabitants · Notaire.be : Infofiche succession, usufruit et conversion (sans date) · Notaire.be : Droits de succession en Wallonie · Notaire.be : Héritage en Wallonie : bientôt 75.000 euros sans droits de succession (14 octobre 2026) · Fednot (Notaire.be) : L’immobilier dans la province de Namur en 2025 (5 février 2026) · Fednot (Notaire.be) : Immobilier en Ardenne : léger recul des ventes, hausse modérée des prix (16 septembre 2026) · Immoweb et Belfius : Indice des prix de l’immobilier, avril à juin 2026 (1er juillet 2026) · Commune de Rochefort : Maison de repos et de soins, Résidence Préhyr · Commune de Rochefort : Centrale de services à domicile · Commune de Rochefort : Conseil consultatif communal des Aînés · Fednot (Notaire.be) : L’immobilier dans la province de Namur en 2025, communiqué et cartes communales (5 février 2026)